J'aime pas les éloges
Les éloges m'effraient et m'angoissent.
Pourtant, quand un ami écrivain dont j'aime l'imagination extra terrestre et le style à la Italo Calvino fait l'éloge d'arille sur son site, j'apprécie, tout particulièrement la comparaison avec un caillou et avec un trou souffleur.
J'aime les cailloux. Pour le trou souffleur, Je sais qu'Yves veut parler de ces curieux trous qu'on peut rencontrer en montagne, reliés à une grotte, mais je l'entends aussi comme le trou (du) souffleur, au théâtre, le gars (ou la fille) dans l'ombre qui envoie les mots et ça, ça me plaît beaucoup pour arille.
J'ai inventé une petite chanson merdeuse à cette occasion. Pour ceux qui ont sous la main un instrument de musique, l'air, simplet, fait ; la si la si la sol sol et quelque part il faut rajouter un diese pour rendre cela plus harmonieux, sur un des la.
Voilà :
J'aime pas les éloges, j'fais tout pour les éviter
J'aime pas les éloges on dirait qu'on s'est trompé
Qu'on parle à une autre, une qui saurait remercier
J'aime pas les éloges, j'suis bien trop embarrassée
Je me sens épinglée, comme javellisée, toute propre et à embrasser
J'aime pas les éloges, ou alors secrets
Les tout juste murmurés, j'préfère faire ma majorée,
Répéter assez, assez
J'aime pas les éloges, j'crains le retour du balancier
le coup bas vicelard qui rétablirait la véritable vérité
J'aime pas les éloges, je n'suis qu'une enfant gâtée