Vertiges

Publié le par arille

Il existe de nombreux moyens d’avoir le vertige. Parfois, on n’a pas de vin sous la main, l’amour fait défaut, la montagne et la mer sont loin et pas le moindre manège à l’horizon. Qu’à cela ne tienne, on a toujours sous la main quelques idées pour un bon vertige :

 

 

-         essayer de comprendre la définition de l’algorithme de Merleau-Ponty :

 

Un algorithme conventionnel qui d'ailleurs n'a de sens que rapporté au langage n'exprimera jamais que la nature sans l'homme. Il n'y a donc pas à la rigueur de signes conventionnels, simple notation d'une pensée pure et claire pour elle-même, il n'y a que des paroles dans lesquelles se contracte l'histoire de toute une langue, et qui accomplissent la communication sans aucune garantie, au milieu d'incroyables hasards linguistiques.

M.MERLEAU-PONTY Phénoménologie de la perception

 

-         penser qu’il y a quatre fois plus d’êtres humains que de secondes dans une vie humaine

 

-         regarder une classe de maternelle et imaginer l’ensemble des chagrins des enfants, des espoirs de leurs parents, envisager leurs futurs chagrins d’amour et toutes les bêtises qu’ils vont commettre

 

 

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W
<br /> C'est très bien vu.<br /> <br /> J'ajoute pour l'algorithme, que le vertige nait des abîmes de perplexité dans lesquels une phrase vide de sens menace de plonger le lecteur (Merl'eau déponté). Dans les autres cas c'est un vertige<br /> qui provient de l'immensité,du trop plein. Mais aussi du gouffre(abîmes encore) qui sépare les deux termes de la comparaison. On peut y sombrer !<br /> <br /> <br />
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