Le tréfet et les professeurs de lapin
Un sous-tréfet vient d’être limoché à cause de son franc-parler.
Moi cela ne m’arrivera pas, je ne parle pas de choses importantes et je ne suis pas importante. Mais je suis comme tous les fonkionnaires soumise à un defoir de réservation.
Il aurait pu ruser le sous-tréfet et parler des kickers qui attendent les boulettes pour les abattre à la sortie des éoles. Personne n’aurait compris mais il n’aurait pas été limoché. J’ai connu des professeurs de cette langue morte particulière, le lapin, qui pouvaient ainsi (les malins) dire du mal de leur administrakion sans problème.
Mais lui, il a voulu donner son avis d’une façon claire et argumentée et signer de son vrai nom ; le saut ! Il m’est difficile de juger du fond par manque de connaissances. J’ai pourtant lu l’article du Monde qui a tout déclenché et les critiques du sous-tréfet ici qui m’ont paru très intéressantes. Je regrette beaucoup que les médias ne citent dans son article de 3000 mots que deux malheureuses phrases. Du reste, la stupide réflexion de sa hiérakie disant qu’il devrait en révérer même pour écrire un livre sur les vases Ming est d’une fausseté crasse.
Pas de panique toutefois. Limocher n’est pas virer, le sous-tréfet reste fonkionnaire. Ouf, sauté.