Que penser du livre Cinquante nuances de Grey ?

Publié le par arille

Cinquante nuances de Grey, c'est le renouveau du la bluette, le Harlequin des années 2000. Si le jeune premier (Monsieur Grey) a des tendances sadiques, ce n'est pas par perversion. Le pauvre chéri a été torturé quand il était petit. Du reste il a tellement d'autres qualités que le tableau est loin d'être crédible : il est beau, jeune (27 ans et toutes ses dents), riche à en crever, attentionné, monogame, plein d'attentions, généreux, et son principe viril est toujours prêt... Même après l'amour, laissez-le juste le temps de se passer la main dans ses cheveux et hop, ça le reprend.

 

Quant à la jeune première, elle est jeune, innocente, elle sent bon, elle est franche, pas vénale pour un sou, et elle n'a pas de tendances maso... Vous voyez le topo ? Le tome 1 (500 pages) détaille le conflit. Il veut la fouetter, elle préfère pas. Faire 500 pages là-dessus, c'est déjà un exploit. Surtout qu'à part les deux personnages principaux, les autres personnages sont fallots. Il y a un majordome qui supporte avec bonhommie la mauvaise humeur de son patron, il s'appelle Taylor et il n'est pas aussi riche que son patron, les autres personnages n'existent tout simplement pas.

Le vocabulaire est pauvre, vous n'attraperez pas une migraine en lisant ce livre. Mais il faut avouer que cela fonctionne, les pages se tournent presque toutes seules. Si vous voulez des détails croustillants cependant, je pense que mêmes les personnes vierges n'apprendront rien. Et la seule question que pose ces nombreuses pages est : que doit-on accepter par amour ? La longueur du livre rend vite particulièrement énervant les tics d'écriture comme l'invention de la fameuse "déesse intérieure" de l'héroïne qui "pirouette", "sautille de joie", fait un double saut périlleux avant" dès que le jeune premier fait des avances à sa belle, toutes les deux pages... Ridicule et crispant.

 

Autre défaut majeur, le livre est totalement dénué d'humour. A moins que l'humour, ce soit les "putains", "bordel" et autres mots charmants que l'héroïne se prononce dans sa petite tête quand son Grey lui dit des choses cochonnes. C'est un humour à base de gros mots, mais bordel de putain, je ne vois pas ce qui est drôle là-dedans.

 

Voilà, je vous laisse car, malheureusement pour mon emploi du temps loisirs et hobby chargé, j'ai commencé le tome 2. Le premier conflit a été résolu, mais les ex de Monsieur Grey se baladent partout et la belle est toute énervée. Putain ! Bordel ! Monsieur Grey lui a montré en détail toutes ses cicatrices et berk je le vois maintenant comme une sorte de gruyère humain. Mais quand il faut y aller, il faut y aller !

 

Publié dans culture et confiture

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lavernette 28/01/2013 07:15

Eh bien je ne le lirai pas. Je poursuivrai la lecture de Congo.