Je pleure le seigneur des porcheries

Publié le par arille

Je viens de lire un livre encore plus incroyable que la conjuration des imbéciles.

 

Je ressens quelque chose que je n'avais pas ressenti depuis que toute petite, je me posais mille questions sur les personnages de films ou de livres que je trouvais bien plus réels et palpitants que (j'ai honte) des personnes de chair et d'os. Mais d'une certaine façon, c'est tout à fait logique. En effet, le personnage nous est montré par tous ses aspects les plus secrets, les plus attachants. Même si c'est un salopard, l'auteur peut nous le rendre sensible. Dans la vie, au contraire, les gens passent leur temps à éviter de montrer leurs émotions.

 

Me voilà, à la fin de ce livre extraordinaire, toute triste d'avoir fini ce livre, de ne plus avoir rien à connaître du personnage principal si fascinant, triste d'apprendre que l'auteur n'a publié que trois livres et qu'il semble que j'ai lu son meilleur. Enfin terriblement triste d'apprendre que ce jeune auteur, aussi bon que Faulkner pour moi, s'est suicidé il y a quelques années, dans sa trentaine. Le seigneurs des porcheries a été refusé par plus de soixante-dix éditeurs américains. C'est stupéfiant. La qualité de l'écriture extrêmement visuelle de Tristan Egolf est pourtant évidente et lumineuse. Sans parler du fonds, de l'inventivité et de la cohérence totale des situations.

 

Chapeau Monsieur Egolf.

Publié dans culture et confiture

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