Accordéons-nous bien

Publié le par arille

Depuis quelques mois que je débute l’accordéon, j’apprends à jouer des polkas, des mazurkas, des valses...

Quand je commence à posséder un air il se passe quelque chose de magique. L’air entre dans mes mains et les anime comme si je n’étais plus qu’un pantin. Et c'est alors comme si de vieux musiciens se joignaient à moi pour m’accompagner. Je n’entends pas des voix, je vous rassure, mais je comprends que je rentre dans une tradition où je ne suis plus seule, même si je suis strictement seule chez moi avec mon accordéon. L’accordéon a aussi une autre supériorité sur d’autres instruments plus snobs : son côté débrouille. Aucun protocole ne vous impose d’utiliser pour les accords et les basses quatre doigts, par exemple. Vous pouvez vous débrouiller avec trois et même deux à condition de les bouger habilement. Ça t’a un côté bordélique qui me plaît infiniment.

 

C’est très surprenant pour moi de poser mes doigts dans l’empreinte d’autres doigts et d’en comprendre la lignée humaine. C’est une expérience nouvelle, aussi passionnante qu’un voyage.

Publié dans conte

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