Sueurs et délices

Publié le par arille

Je me laisse entraîner à la montagne assez facilement malgré la souffrance qu’elle me cause. En réalité je déteste grimper, je m’essouffle, je transpire, mon corps rougit, se met à peser deux ânes morts. Et encore je suis favorisée, je n’ai pas le vertige, mes genoux et mes pieds sont de bonne qualité. Ma satanée manie de transporter avec moi trop à manger, à boire et à s’occuper, à filmer et à photographier me coûte. Je ne sais pas marcher sans rien emmener. Si bien que je me retrouve avec un sac à dos monstrueux que je ramènerai plein et que je trimbale comme une âme en peine. La montagne me pèse.

Il suffit pourtant qu’un montagnard me propose un beau défit pour que je me sente pousser des ailes. J’oublie à chaque fois la sueur, la rage et la crasse. J’oublie à quel point je vais souffrir. Je m’en souviens vite cependant et il est alors trop tard pour regretter et pas question de reculer. C’est une question de fierté et aussi d’éducation. Car mon oncle préféré m’a appris une chose essentielle. Quand on va au feu avec quelqu’un, on y va jusqu’au bout.

C’est pourquoi j’irai pour la troisième fois à la rencontre des bouches où je vais suer et endurer mais aussi me régaler de mots, de rencontres et de poésie. La sueur est garantie, les délices et surprises sont à inventer. Chers lecteurs, vous êtes invités si vous voulez faire partie de l’expérience. Rendez-vous au 24 rue du pont d’Ardille à Fougax et Barrineuf samedi 5 juillet à dix heures….

Publié dans vagabondage

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