Mézigue à number two

Publié le par isabelle Moulis

Avant son départ en vacances, mon patron m'a prévenu qu'il était bien possible, pendant ses vacances, que le numéro 2 m'appelle pour me demander une synthèse. Connaissant ma grande gueule, la directrice qui elle, partait défiitivement, m'a demandé de ne pas y aller seule mais accompagnée de n'importe quelle tête un peu gradée (sous-entendu qui pourrait faire tampon). Le numéro deux fait peur aux chefs et aux directeurs, mais moi il ne m'impressionne pas. Moi aussi j'ai lu l'art d'avoir toujours raison de Shopenhauer ! (c'est une lecture saisissante que vous pouvez télécharger ici)

Je lui dirai mon petit gars, ce n'est pas parce que tu gagnes 5 fois mon salaire que tu es 5 fois plus malin ! Tu es juste 5 fois plus riche, et encore peut-être pas, grâce aux impôts car j'en paie moins que toi ! Et si je suis moins bien coiffée et habillée, il ne faut pas me juger là-dessus, car je n'ai pas, moi, de prime de représentation de quelques centaines d'euros par mois pour dompter ma chevelure rebelle et me saper comme une princesse. Je lui dirai encore, s'il a l'audace de critiquer ma gestion, que je ne l'ai pas beaucoup vu, ni lui ni les couches hiérarchiques entre lui et moi ( la moitié de la boite), quand il s'agissait de faire des choix stratégiques, hein? 

Bien sûr, je respecterai les formes pour parler à number two, je ne le tutoierai vraisemblablement pas. Et s'il m'embête vraiment je lui scierai les pattes en lui disant : " moi aussi je te souhaite une bonne année !" Haha j'ai hâte d'y être moi devant le number two et je vous raconterai tout.
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