Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 13:20
Les poissons rouges

je parle des poissons, des poissons rouges de l'océan Indien. Ce sont des poissons discrets, difficiles à voir. Mais par temps de pluie, quand les vagues se calment et que l'eau semble se figer comme un gel, les poissons rouges sortent de leurs grottes. Ces poissons ont de grands yeux qui leur permettent de voir dans le sombre. C'est une rencontre exceptionnelle. Il faut braver la pluie pour se mettre à l'eau et parfois des interdictions comme des panneaux qui parlent de pollution. Les poissons rouges sont plus libres sous la pluie, dans la lumière d'ombre. Ils sont plus lents, plus tranquilles.

C'est par une telle journée que j'ai vu deux poissons s'embrasser sur la bouche en tournant lentement l'un autour de l'autre dans une clairière d'eau bleue, il y a deux ans. Je ne peux plus faire comme si je n'avais pas vu ces deux poissons s'aimer avec autant de grâce. Je ne peux éviter de me poser de questions sur ma capacité d'humain à aimer aussi bien.

Published by arille - dans animal
commenter cet article
28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 22:35

J'ai la chance d'être un des cinq lauréats d'un concours de nouvelles organisé par la maison du vélo à Toulouse qui avait pour thème Toulouse terre d'aventures ! 

 

A l'occasion de ce concours, la maison du vélo (située près de la gare de Toulouse) organise une balade littéraire qui part le jeudi 6 juin de la maison du vélo à 19h. Les différents lieux décrits dans les nouvelles seront découverts, les nouvelles seront lues et traduites en langue des signes. Une belle aventure pour découvrir de nouveaux endroits, de nouvelles personnes, alors n'hésitez pas, on roulera de concert !!!

 


Published by arille - dans Toulouse
commenter cet article
28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 22:19

vendeuse.JPGchanteuse.JPGLIZ.JPG

La pièce "Sortir de sa mère" de Pierre Notte nous a permis d'explorer des personnages loufoques et fracassés. Sur la première photo je suis une vendeuse de boites imaginaires, dans la deuxième une chanteuse qui rêve "au derrière de Mortimer" et sur la troisième photo je suis Liz Taylor en personne !!!

Trois soirées à part, et beaucoup de plaisir partagé. Maintenant que c'est terminé, d'autres projets germent aussitôt...

Published by arille - dans JOUER
commenter cet article
7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 23:34

J'écris ce texte pour tenter de me redonner un semblant d'estime de moi-même, tout en sachant que je ne le fais que pour tenter de remédier à ma honte.

 

Voilà l'histoire : il y a un mois environ, un cher ami, appelons-le JLF, passe en coup de vent. Il est à la fois généreux et misamthrope, ronchon et drôle, enfin un genre comme ça qui le rend attachant. Il laisse des pains de l'Aveyron plutôt carrés et denses à distribuer. Alain doit en donner à ses collègues, moi ma seule tâche est d'en donner un à la fille de JLF qui habite à dix minutes en vélo. Un jour passe, je ne distribue pas le pain car ce jour-là je suis épuisée. Le surlendemain passe, et malgré le fait que je pense au pain, je n'ai pas la possibilité de le donner ce jour-là car je suis prise en soirée dans un association. Le jour suivant, je ne peux pas non plus, car je vais à la maison de la philosophie. Le pain durcit. Il est devenu impossible, même bien emballé, de prétendre qu'on vient de me le donner, surtout que si le père cause à la fille, elle saura que j'ai attendu trois jours pour livrer le pain. Honte à moi.

 

Ce pain prend une importance considérable. Il est là, dans ma commode, bien enveloppé et entouré d'un élastique, comme si. Peut-être faut-il l'échanger contre une bière, ou toute autre denrée acceptable pour les humains normalement constitués. Au moins écrire un texto : je suis une misérable, je ne t'ai pas livré le pain de ton père et en plus je ne l'ai même pas mangé. Pardonne-moi. Elle pourrait me pardonner aisément, j'en suis sûre. Mais JLF, rien n'est moins sûr. Je l'avoue, je flippe. Pour une fois qu'on me confie une mission, je la sabote et en plus je fais comme si rien ne s'était passé. Double honte.

 

Bon bon, rien n'est perdu, peut-être un tour aux canards, histoire de dieliser ce pain, de le piédestaliser. Je sais à quoi vous pensez, mais oubliez le pain perdu, car je ne dispose pas d'un couteau à pain électrique ni d'une scie à métaux.

 

Je n'ai aucune excuse. Je pars donc en Ariège demain pour une durée indéterminée afin d'expier ce pêché. Il y aura du pain sûrement, de la même race ou équivalent et peut-être pourrais-je en ramener un et l'offrir comme si de rien n'était. Mais moi-même je ne crois pas au subterfuge. L'audace nécessaire à un tel plan me manque. Il faut inventer autre chose, peut-être oublier le pain et passer un moment avec la jeune femme charmante à qui il était destiné et qui de toute façon aurait mangé ce foutu pain depuis longtemps.

 

16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 22:57

 

 

Depuis quelques mois je suis des cours de philosophie à la maison de la philosophie de Toulouse. Ce soir, nous avons appris des choses fascinantes sur l'atomisme psychique. Je voudrais vous les faire partager.

 

Nous vivons dans l'illusion que nous avons un moi stable et cohérent. En réalité, nous sommes composés d'une multitude d'égos. Cela entraîne un phénomène de dispersion et de fragmentation du moi. Le moi n'est pas unique mais pluriel. Notre moi n'est pas composé de facettes d'une même structure centrale, mais d'une multitude d'unités psychiques, les égos, qui ont chacune leurs mémoires, leurs envies propres, et qui s'ignorent l'une l'autre. D'où les sautes d'humeur et les contradictions.

On peut passer d'un égo à un autre en moins d'une seconde. Lorsque nous sommes captés par un égo, notre état de conscience diminue et nous sommes dans une infraconscience. On connaît bien ce phénomène quand on conduit une voiture sur un chemin habituel. Il arrive qu'on se retrouve à conduire d'une manière machinale sans avoir conscience de ce que l'on fait.

 

Les égos sont créés par les divers champs d'intérêt ; vie professionnelle, thèmes... Plus on leur donne d'importance et plus ils sont capables de s'autoactiver par une sorte de bavardage intérieur. Je est une sous-partie qui ignore le restant. Pour cette raison il est difficile d'être objectif quand il s'agit de soi. Passant d'un égo à l'autre (tout nous y pousse), nous perdons aussitôt la mémoire de notre égo précédent.

 

Les égos ne disparaissent pas. Une personne qui a une pulsion criminelle dans son adolescence pourra la voir se réactiver des années plus tard. Chaque égo vit dans l'ignorance totale des autres. Ce qui explique nos contradictions. Nous sommes capables de décider un régime et de boulotter un paquet entier de bonbons dans la seconde qui suit. Comme nous admettons difficilement d'être aussi versatile, nous avons tendance à accuser des influences extérieures. Ce sont bien pourtant nos égos personnels qui nous jettent dans la confusion, l'infraconscience.

 

Dans ces états de sous-conscience, l'égo dans lequel nous sommes est-il bien adapté au contexte ? Ne sommes-nous pas dans un masque fait d'une histoire passée ? D'un rôle professionnel ? Sans distanciation possible, nous sommes dispersés et en dehors de l'attention. Lors de prise de droguues, le moi central peut disparaître et les égos peuvent réveiller des états régressifs.

 

Certains égos sont particulièrement sombres (5%), d'autres favorables pour nous (5% aussi), le reste sera composé de 90% d'égos qui gèrent la vie quotidienne d'une façon mécanique (se laver les dents, faire les courses dans un supermarché...)

 

Plus on a d'égos, moins on a de conscience, plus on a de peurs. Travailler pour améliorer la situation est difficile, parce que travailler sur soi est difficile. D'autre part, la raison est impuissante sur les égos. Les inerties générées par les égos sont puissantes. Il est cependant possible d'agir. La seule possibilité est d'augmenter notre champ de conscience. Notre conscience peut déconstruire les égos.

 

 

Les égos sont à la fois des contenants et des contenus. Les contenants sont à priori présents chez chacun. Nous sommes responsables de ce que nous mettons dans ces contenus. Selon nos expériences passées, nous sommes capables d'augmenter notre conscience et d'unifier notre moi. En déconstruisant nos égos, nous gardons les contenus dans une conscience élargie. C'est un travail de fond, conflictuel. Une vigilance est nécessaire, une densité intérieure.

 

Dans une journée, quand une faille apparaît, il est nécessaire de se recentrer afin d'éviter "un train d'égos", c'est à dire des événements en chaîne qui se poursuivent par une sorte de pollution d'un moment désagréable sur le reste de la journée. Au moment où l'égo s'exprime, il faut agir dessus (c'est la main qui tape l'autre qui attrape le paquet de bonbons). La question n'est pas "est-ce bien ou mal ?" mais "en ai-je conscience ?" S'il est nécessaire de haïr, autant le faire en pleine conscience !

 

Quand on veut quelque chose, est-ce bien nous ou un égo qui a pris le contrôle ? L'auto-observation est le moyen de prendre conscience des mécanismes psychisues qui sont en nous. Le travail sur les égos peut améliorer l'unité intérieure.

 

 

On peut lire aussi :

Docteur Jeckill et Mister Hide de Stevenson

Un homme coupé en tranches de Vercors

Mes démons d'Edgar Morin

L'analyse transactionelle découverte par Eric Berne (théorie sur les états du moi)

 

7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 21:28

Certaines situations me donnent l'impression d'être dans un film. Comme dans l'affaire des ballons.
 

La rue où j'habite est parallèle à une grande rue qui s'appelle, selon les fantaisies, route de Paris ou avenue des Etats-Unis. Toujours est-il que  de nombreux concessionnaires de voitures y sont concentrés. Ils essaient d'attirer l'attention de toutes les façons possibles, comme de mettre des ballons géants flottants au vent, ou des drapeaux, ou autres objets censés nous remplir de joie et d'allégresse quand on les voit. 

 

A deux pas de là, le terrain vague d'à côté de chez moi a été transformé sur un de ses côtés en bidonville, assez coquet d'ailleurs, fait en portes d'armoires, matelats et tapis de récupération. Les portes des armoires sont disposées avec leur miroir à l'extérieur, ce qui est du plus bel effet.

 

Un soir depuis le balcon de ma cuisine, nous vîmes les grands ballons flotter au-dessus du terrain vague. J'entendais des cris d'enfants et les ballons semblaient avancer et reculer comme si des enfants courraient en tenant la ficelle. Les ballons avaient dû être "empruntés", mais le plus drôle était que ce n'était pas discret... De temps en temps, un ballon s'envolait dans le ciel. Le lendemain matin, les ballons avaient disparu. J'imaginais la tête des vendeurs ; mais où sont les ballons ? Ou peut-être n'allaient-ils se rendre compte de rien ? 

 

La psychogéographie de mon quartier change à toute allure. Est-ce une farce ou bien un nouvel équilibre ? Quel sens ont des ballons pour vendre des voitures ? Un ballon pour un enfant, cela semble meilleur. A suivre...

11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 21:22

A l'occasion de la fête des femmes, j'ai pu rencontrer des êtres particulièrement passionnants à la maison de la philosophie à Toulouse, comme Françoise Mariotti, qui anime à Montpellier des cafés du genre.

 

Plafond de verre, plancher collant, voilà des images qui désignent bien les freins à l'évolution des femmes dans leur vie professionnelle. Les stéréotypes fonctionnent comme des prophéties auto-réalisatrices. Si dans la société on considère que les femmes auront plus de difficultés dans les études scientifiques, les filles développeront une anxiété plus grande lorsqu'elles rencontreront des échecs. Elles les interpréteront alors comme  la confirmation qu'elles ne sont pas assez fortes pour réussir, tandis que les garçons penseront juste que ces exercices sont trop difficiles. L'éducation des filles, dans notre pays, a toujours été orientée vers une fonction... de bonne mère de famille, par exemple. Pour un Condorcet qui souhaitait une éducation identique pour les filles et les garçons, combien de Napoléon ? 

 

Et lorsque le programme est identique, on rajoute toujours quelques heures de couture. La chimie étant très utile, comme on sait, pour le pot au feu. J'ai moi-même, dans les années soixante-dix, eu des cours de travaux manuels. Couture pour les filles, travail sur le fer forgé pour les garçons. Avec mon amie Marianne, nous exigeâmes d'être avec les garçons, ce qui était plus passionnant à plus d'un titre. 

 

A titre personnel, j'ai réalisé une étude sur les salaires de la boite où je travaille. Sur quelques centaines de personnes, il est facile de comparer les salaires moyens. Résultats ? 400 € d'écart par mois en faveur des hommes. Mais quand j'ai évoqué cette question au café, devant mes collègues, femmes pour la plupart, aucune ne s'est émue. Je pense que le vrai scandale est là. Que l'injustice ne soit même pas perçue. On m'a rétorqué que les fonkionnaires avaient autant de chance de progresser puisque les grilles de salaire étaient les mêmes. Resterait à déterminer dans quelle mesure ces courbes différentes de carrière sont dues à des choix réellement libres ; disponibilité, travail à temps partiel... Et pourquoi c'est dans la grande majorité les femmes qui sacrifient leur carrière. 

 

Nous n'avons pas toujours raisonné avec cette dichotomie idiote reprise à gogo par des livres populaires du type les femmes viennent de Vénus et les hommes de Mars... On voyait plutôt les personnes positionnées sur une échelle allant de très mâle à très femelle. Cela simplifierait la vie à des hommes qui ne veulent pas systématiquement se conformer au modèle le plus viril. Dans certains pays, on ne fait pas systématiquement référence aux règles chez les jeunes filles dès qu'elles ont un pet de travers. Même chose pour la ménopause. D'où cette tendance pénible à énoncer à chaque fois les différences biologiques pour justifier le fait que les femmes ne peuvent pas accéder à tel ou tel métier. Or un fait important est souvent masqué : il y a souvent plus de différences entre une femme et une autre qu'entre un homme et une femme en terme de possibilités, intelligence, potentialité ! La seule vraie différence biologique qui tienne, c'est la maternité. C'est la seule variable à prendre en compte, et non pour dire que les femmes ne peuvent pas tenir tel ou tel poste. Mais pour trouver des solutions pour permettre aux femmes d'avoir à la fois des enfants et un métier important. 

 

Les hommes n'ont pas non plus un rôle facile. Le plus souvent, la société compte sur eux pour assurer dans de nombreux domaines. Ils n'ont droit à aucun faux pas. Dans certaines situations, ils subissent le poids des préjugés de façon injuste. Dans un cas de harcèlement sexuel, qui croira-t-on plus facilement ? Une femme harcelé par un homme, ou l'inverse ?

 

Pour creuser la question : 

La fabrique du sexe de Thomas Laqueur

Masculin/Féminin, la pensée de la différence de Françoise Héritier

Les femmes savantes de Molière

Etat sauvage de Isabelle Sorrente


 

 


 


 

Published by arille - dans Propos engagés
commenter cet article
1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 08:10

Plutôt que de parler d'un livre que je ne lirai pas, j'aimerais partager une belle histoire d'Alphonse Allais avec vous. Savourez...

 

 


31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 22:14

Saviez-vous qu'à Toulouse, il existe une université des femmes ? Etonnant et discriminatoire (envers les hommes). Mais on n'est pas obligé de soulever son tee shirt pour entrer. Ce jour-là, j'étais invitée par le conférencier, mon ami Yves Le Pestipon. Arrivés devant l'amphi, des dizaines et des dizaines de dames aux cheveux argentés ou d'un roux vif attendaient. J'ai eu peur pour mon ami qui lui même n'en menait pas large, bien qu'extérieurement il ne montrait aucune peur. En tout cas moi à sa place j'aurais eu peur. Tant d'attente, tant de femmes, tant de soif de culture, et toutes ces dames pressées de se serrer et de se glisser sur les bancs comme des perles enfilées dans un collier ! D'ailleurs une fois les portes ouvertes, les dames prirent la place de jeunes étudiants. D'un coup l'amphi était bondé. Je restai là un moment, absurdement debout à chercher une place en tournant lentement sur moi-même. Jusqu'à ce qu'une dame, une sorte de chef des femmes, me fit assoir au premier rang. 



La conférence fut érudite et brillante. Les dames furent contentes. Beaucoup notèrent des mots et des phrases entières dans des petits carnets. Certaines rirent. Il a de l'humour ce monsieur, disaient-elles, il pourrait revenir. Cette conférence pendant laquelle elles étaient installées sur de durs bancs de bois, coincées les unes contre les autres, étaient pour elles comme une récréation pour des gosses. Elles se souvenaient presque du dix-septième siècle, du moins se souvenaient-elles des cours d'histoire de leur jeune temps, soixante ans auparavant.



Malgré tout, aucune de ces charmantes dames n'avaient pensé à offrir un verre d'eau au conférencier qui commençait à tousser vers la fin. Je l'invitai donc à boire un thé comme pour marquer ma désaprobation et rattraper la bévue de ces dames, dont j'étais. C'était un auditoire idéal pour moi, s'amusait-il à commenter ; cultivé, sérieux, incroyablement studieux... Il se mit à rêver à une retraite parsemée de telles conférences qui l'auréoleraient d'un statut de savant pas guindé. Sans doute. Quant à moi la perspective ne me faisait pas rêver. Mais je n'avais pas non plus le talent oratoire du conférencier. J'étais trop fantasque pour me plier à la discipline voulue.



Nous nous dirageâmes vers la place du Capitole quand le conférencier s'arrêta comme s'arrête un chien qui a vu un trésor, une belle crotte, un bout de pain par terre. Un TROU ? Demanda-t-il ? Je regardai dans la même direction et je vis ce qu'il voyait avec émotion : un trou gigantesque, au milieu de la chaussée, d'au moins dix mètres de profondeur. Nous fûmes saisis de joie à cette découverte. Malheureusement, cette alégresse ne jura pas. En nous approchant, nous nous rendîmes compte que nous avions été les jouets d'un mirage. La route recouverte d'eau reflétait juste les immeubles autour et ce que nous avions pris pour un gouffre n'était que le reflet inversé des immeubles et du ciel. Mais l'espace d'un instant, nous avons cru au trou, à l'envie de descendre en rappel pour l'explorer, nous avons presque senti les squelettes et les trouvailles, juste avant que la route se recouvre d'eau de pluie.


Published by arille - dans propos aimables
commenter cet article
29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 22:11

Concours de nouvelles, défis d'écrits courts, allez voir le nouveau blog d'Ernesta Hemm !!!