Jeudi 19 novembre 2009

Pour faire suite à mon interrogation "Faut-il me virer ?" qui devait avoir sa réponse début décembre, je suis désolée de rompre le suspens plus tôt que prévu. C'est non, mais je n'y suis pour rien.

Car le risque de ne pas "passer"  c'est à dire de se retrouver en déficit en fin d'année est nul malgré "ma" distribution à la Robin des bois. Voici pourquoi : Sur la paie de décembre des quelques millions de fonkionnaires, le gouvernement a décidé de baisser la cotisation patronale de retraite qui passe de 60 à 40% environ. Calculons un peu. Pour un salaire de 1500€, elle est normalement de 900€. Elle sera de 600€ en décembre. Qu'est-ce que ça fait ? C'est d'abord de l'argent qui ne sera pas dépensé par l'état. Si on économise 300€ minimum par fonkionnaire, on économisera 300.000€ pour 1.000 fonkionnaires. Pour un million de fonkionnaires, 300 millions, etc...

On paraît faire des économies. Mais à qui l'état paie-t-il ces cotisations patronales de retraite ? A l'état. D'autre part, la distinction entre les cotisations salariales et patronales est artificielle. Si on baisse les cotisations patronales, n'est-ce pas comme si on baissait le salaire ? Le fonkionnaire ne s'apercevra de rien, rien ne sera enlevé à sa paie, pourtant, moins d'argent sera versé pour sa retraite.

Une sorte d'inventivité opportuniste s'est emparé des ministères. Des gens très intelligents calculent leurs effets de façon à récupérer de l'argent sans que cela ne se voie. Des pirates, des fantômes œuvrent en sous-main pour que les "chiffres" à court terme soient bons ou meilleurs. Mais rien ne s'améliore en réalité. Tout est magouille.

Par arille - Publié dans : comprendre l'administrakion
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Lundi 16 novembre 2009

Grâce au soleil encore chaud de la Méditerranée, j'ai pu profiter de quelques bains de mer et j'ai eu la chance d'attraper un poulpe qui promenait ses tentacules. J'ai joué un moment avec lui, il m'a lancé un peu d'eau et d'encre, sûrement pour m'encourager à écrire, et je l'ai relâché.

Par arille - Publié dans : LA DEVINETTE ???
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Lundi 16 novembre 2009

De mes six ans à mes onze ans, tous les ans en septembre,  j'ai dû obéir et peindre une feuille morte. Désespérément, je m'appliquais à rater ma feuille morte, ma feuille de platane. J'y mettais pourtant tout mon coeur et aussi toutes les couleurs que j'y voyais. Malgré mes efforts, cela finissait toujours en une sorte de pâté marronnasse au mieux, gris au pire.

Le plus énervant, c'est que maintenant que je sais peindre une belle feuille morte avec toutes ses nuances, toutes ses nervures et troutrous, sa queue et ses pointes, personne ne me demande plus rien. Et même, tout le monde s'en fiche. C'est vraiment pénible de constater ce genre de choses. Et comme mue par une sorte d'habitude ancienne, je suis poussée à ramasser les feuilles mortes, à en remplir mes poches, à les regarder amoureusement et bêtement, et tout cela, pourquoi ? Pour rien.

Par arille - Publié dans : gymnastique douce pour cerveau
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Dimanche 15 novembre 2009
Qui est mon nouvel ami ????????????
Par arille - Publié dans : LA DEVINETTE ???
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Mardi 10 novembre 2009
Hi Han Hi Han
Par arille - Publié dans : LA DEVINETTE ???
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Samedi 7 novembre 2009

Dans l’administrakion dans laquelle je travaille, je gère le budget de rémunération du personnel. Quand il reste de l’argent, on peut soit le transférer sur le budget de fonctionnement pour faire des travaux ou acheter des écrans plats, soit le rendre au ministère à Paris où j’ignore totalement à quoi il sert. Ou alors, troisième solution, on peut le dépenser en le répartissant entre les agents.

 

Depuis trois ans, par peur de ne pas avoir assez d’argent, les responsables de mon administrakion réduisent les recrutements de manière excessive. On se retrouve donc avec un excédent que nous rendons, ce qui est idiot. Cette année, j’ai œuvré pour que cet argent soit réparti avec une telle efficacité que j’ai réussi en une journée à moi toute seule ce que les quatre ou cinq syndicats n’ont pas réussi à obtenir malgré de nombreuses réunions, à savoir l’équivalent d’une prime égalitaire de cent euros (waouh quelles agapes) pour tout le monde !

 

Malheureusement, depuis que la décision de répartir l’argent a été prise, toutes les administrakions qui dépendent de la nôtre se sont mises à prévoir des dépenses nouvelles, ce qui fait que la marge positive qui restait s’est mise à rétrécir à un point effrayant. Il est donc possible que nous soyons finalement en déficit en fin d’année. Si cela arrivait, il faudrait supprimer des paies... En attendant cette perspective épatante, je me demande si je suis la seule fonkionnaire à prendre de tels risques et à me prendre pour Robin des bois. Je me demande si on me virera, car ma modeste paie de décembre avec toutes ses misérables primes ne suffirait pas à combler le découvert. Le cinq décembre je saurai si j'ai bien joué...ou pas.

Par arille - Publié dans : comprendre l'administrakion
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Samedi 31 octobre 2009


J'ai dû m'y reprendre à trois fois pour rendre cet animal ressemblant en pate fimo : le reconnaissez-vous ?
Par arille - Publié dans : TRUC ET TRICOTE
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Jeudi 29 octobre 2009

Le weekend dernier, la jolie amie de Lionel ne se sentait pas bien. Elle restait au lit avec de la fièvre. Nous avons évidemment pensé à la grippe. Heureusement qu'un médecin a diagnostiqué le vrai mal. la pauvrette est encore en clinique et soignée pour une infection au rein. Elle va mieux. Soyez bien attentifs aux vôtres, la grippe n'est pas la cause de tout.



Par arille - Publié dans : Education des parents
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Mercredi 28 octobre 2009

Au départ un petit trapèze de coton forme le fond de la robe. Le lichen est cousu en "barbe" devant, derrière et au bas de la robe. Plusieurs problèmes : le tissu est fin et un peu transparent, et pour sortir fin octobre, pas assez chaud. Alors je rajoute des manches de lapin blanc découpées dans un blouson déchiré et je rajoute du tissu rouge en laine. La robe est maintenant assez chaude, mais les couleurs font père Noël. La longueur est disgracieuse et les épaisseurs me font une taille de mémère. Alors je couds une troisième couche de tissu mordoré en biais (fausse soie) et comme cette fois elle est trop longue, je faufile à gros points et plisse le tissu pour le remonter en bouillons. Cela allège la robe. Pour la taille de mémère, je rajoute un lien de cordon rouge et la silhouette est complètement changée.

Si je devais la refaire, je ramasserais dix ou vingt fois plus de lichen et je l'appliquerais à gros points. Le lichen se coud très bien et fait un effet à la fois doux et poétique. En cousant cette robe, j'ai pu admirer des chenilles vertes se promener sur le lichen. J'ai donc eu la faune en plus de la flore !

Pour mon prochain rendez-vous avec Pierre Roger, je porterai une cotte de maille. Je m'exerce à "tricoter" du fil de fer...

Par arille - Publié dans : TRUC ET TRICOTE
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Mardi 27 octobre 2009

J’ai un peu perdu de vue mes amis de la décroissance. Ils faisaient de divins gâteaux de légumes avec des paniers auxquels ils étaient abonnés. Ils avaient du courage et assez de douceur pour être persuasifs. Quand j’allais chez eux, je vidais aux toilettes de l’eau de récupération.

 

Je les aimais bien. Certains de leurs projets me plaisaient, comme de faire du théâtre en public pour sensibiliser les passants à l’écologie. Ou les grands dons où chacun amène ce qu’il n’utilise plus. Je leur trouvais souvent des idées généreuses et sensées.

Parfois je les trouvais un peu trop sérieux. Si jeunes et déjà se posant mille questions, se contraignant à mille choses, comme de boire de la tisane de thym plutôt que du café qui vient de trop loin, en avion.

 

Ce jour-là, quand j’ai vu passer la jeune maman blonde qui tenait dans ses bras un tout petit bébé blond et que j’ai reconnu ma jeune amie, mon cœur a bondi de joie. Un grand plaisir s’est emparé de moi, me surprenant par sa force et son ampleur. Etait-ce dû à la grande harmonie que je sentais entre ces deux-là ? Etait-ce la joie de me rendre compte que malgré toutes les contraintes qu’ils s’imposaient et leur lucidité, ils avaient choisi de faire ce petit bout, considérant qu’au fond, la vie était possible dans ce monde.

Par arille - Publié dans : propos aimables
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