Jeudi 2 juillet 2009

Quand un méchant vous attaque, il ne faut pas répliquer mais partir en courant, ne pas l'affronter, ne pas le regarder dans les yeux, etc... C'est ce m'a expliqué un collègue qui a fait de la boxe et créé un club de sport d'autodéfense !

Et au bureau quand on a raison, il ne faut pas le dire fortement, voire avec une pointe de mépris pour ceux qui ne comprennent pas, il faut le dire avec des fleurs ou se taire. Il faut avoir le triomphe modeste.

Pour les personnes comme moi qui prennent leur modèle dans les films et tentent de cultiver leur courage, la triste vérité est qu'elles sont à côté de la plaque. Il faut tout repenser, s'entraîner à cultiver maintenant la veulerie et la lâcheté. Et choisir nos modèles ailleurs que dans les westerns et les films d'aventures. Quel ennui.

Par arille - Publié dans : gymnastique douce pour cerveau
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Mardi 30 juin 2009

Avant...Après... Evolution du coup... Le nez se répare petit à petit...

Le spécialiste a dit sa science : on attend deux mois puis on voit s'il faut recasser le nez...
Par arille - Publié dans : GRRRRRRRRRRRRR
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Dimanche 28 juin 2009
Mickaël Jackson n'a pas encore ressuscité.
Par arille - Publié dans : PARANOIA DEBUTANTE
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Samedi 27 juin 2009
??????????????????????????????????????
Par arille - Publié dans : LA DEVINETTE ???
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Vendredi 26 juin 2009

Pas de panique : le médecin légiste n'examine pas que des cadavres. Il expertise aussi des coups et blessures volontaires. Et dans la salle d'attente de ce médecin particulier de l'Hôpital de Rangueil près de Toulouse, des personnes agressées arrivent petit à petit.

Un vocabulaire étrange s'affiche ici. Une salle de déchocage, pour se déchoquer. Et la sensation étrange que l'hôpital a créé ici un accueil parallèle. Par exemple pour faire les radios, les salles ne sont pas au même endroit que la radiologie autre. C'est un monde un peu à part, préservé, où les médecins envoient directement à la police les résultats de leur expertise.

Lorsque nous arrivons une jeune femme s'est installée sur une minuscule chaise bleue d'enfant. Un homme viendra peu après et lui proposera une place libre sur la banquette, qu'elle refusera nerveusement, expliquant  "en ce moment, voyez, j'ai un peu peur des hommes !" Ce à quoi le monsieur répondit que lui, c'était plutôt l'inverse. Une jeune fille s'assiéra aussi sur l'autre chaise d'enfant. Lors d'une grande fête elle a été insultée par un homme et comme elle ne comprenait pas les insultes et demandait des explications, l'homme lui a envoyé un coup de pied dans le ventre. Langage universel.

 

Une dame amène son garçon de huit ans qui a été piqué par deux coups de seringues ; un copain avait pris les seringues de sa mémé diabétique.

 

Un jeune homme entre avec des lunettes noires. Une fois qu’il les enlève, on voit ses yeux cernés de noir comme un panda. Il lit à haute voix son procès verbal de plainte. Attaqué dans son bureau par trois hommes, il a reçu des coups de poings à la tête et des coups de pieds aux jambes. Il a perdu connaissance.

 

Anna aura la confirmation que son nez est fracturé. Son bleu change de couleur tous les jours. Dans le métro, elle fait encore le clown. Même pas peur.

 

Par arille - Publié dans : GRRRRRRRRRRRRR
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Mercredi 24 juin 2009

Anna hier soir a été attaquée dans une rame du métro de Toulouse. Quelques secondes ont suffit. Un jeune homme l'a traitée de pétasse, elle a fait remarquer que ce n'était pas très galant, il l'a traitée  de pute, elle l'a traité de nabot. Alors il boum, il lui a envoyé son poing sur le visage. Des personnes ont aidé Anna. Comme elle avait vu Million dollar baby, elle a remis son nez en place toute seule, ça faisait cric crac.

 
Anna a porté plainte. Elle doit faire des radios pour voir si son nez est cassé. Elle va tenter dans le fichier Canonge de retrouver son agresseur. Il paraît que lorsqu’on est victime d’une agression, on cherche à comprendre pourquoi. Il n’y a ici rien à chercher ou du moins, ça n’a aucun intérêt pour nous. Anna va bien et prend tout cela avec beaucoup de courage et d'humour.

 

Le mal existe. Bien sûr nous le savions, mais c’est dur à voir de près.

Par arille - Publié dans : GRRRRRRRRRRRRR
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Samedi 20 juin 2009
Par arille - Publié dans : Propos engagés
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Samedi 20 juin 2009
Je serai demain vers 18 heures au jardin du musée des abattoirs (musée d'art moderne de Toulouse), pour y jouer de l'accordéon avec des amis accordéonistes, des violonistes, des joueurs de cornemuses, de vielles à roue, de hautbois... Venez y faire un tour si vous pouvez, la vue sur la Garonne est belle.

P.S. : le titre, c'est pour rendez-vous, ce n'est pas une rave party, mais on a le droit de rêver
Par arille - Publié dans : musique
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Samedi 20 juin 2009

J’avais de l’estime pour Yasmina Reza dont j’avais lu des livres et vu des pièces.  Je lui reconnaissais du talent. J’ai maintenant des doutes sur ce talent ; une habileté certaine, du métier, oui.

 

Yasmina Reza a entreprit avant l’élection de notre président actuel de le suivre pendant les six mois précédent l’élection au long de la campagne présidentielle.  Quel étrange projet ! Personne, parmi ses amis, ne le comprend, à moins que… Est-elle amoureuse ? Ambitieuse ? Peut-être juste curieuse. Curieuse de voir comment un homme de pouvoir atteint son but. Sans doute pense-t-elle, elle si subtile, elle qui aime décortiquer les choses, qu’il y a là matière à étudier.

 

Toute la question est là. Y a-t-il quelque chose à comprendre ? Le livre entier est un aveu d’impuissance. Yasmina peut parler, observer, espionner tant qu’elle veut, à la page 138 elle dira « Je ne peux rien tirer de cette conversation réelle, je veux dire rien pour l’écriture ». Yasmina tente de percer le mystère Nicolas. Où a-t-elle vu un mystère ? Pourquoi habiller son livre de poésie ? Il aurait dû s’appeler « No culture » ou « L’homme qui aimait les montres » ou «  Buste raide et jambes folles ». Lui-même s’avoue vaincu, incompris de lui-même. Il s’étonne, une fois qu’il a atteint son but, de ne rien ressentir, condamné à se donner un autre but.

 

Souvent consternée par les réactions de l’homme qu’elle observe, elle note, piégée par la proximité qu’elle s’est imposée, le tutoiement, et refusant pourtant d’entrer dans ce qui pourrait être une véritable observation cynique d’un ambitieux au travail. A la fois extérieure et trop proche, la vraie question est celle-ci : pourquoi ce portrait ? Pourquoi de cette impossible façon ?

 

La réponse est peut-être dans ces remerciements étranges en fin de livre « A tous les malheureux qui ont dû chercher mon portable, mes lunettes, ma trousse de maquillage, et ainsi de suite… » La trousse de maquillage serait-elle à Yasmina ce que la montre est à Nicolas ? La volonté absolue de séduire malgré la culture et l’intelligence pour l’une et (peut-être) l’inverse pour l’autre ? Dans l’édition en livre de poche parue tout récemment figurent trois articles de presse. L’allemande souligne la vacuité du monde politique et indique que c’est aussi un autoportrait. L’Américain dit que c’est au lecteur de décider si rien n’est dit ou, au contraire, que tout est révélé. L’Espagnol termine par une phrase citée par Yasmina : « Il n’est même pas sûr qu’il y ait quoi que ce soit »  à propos de l’homme qui, à mesure qu’on s’approche, se dissipe dans la brume du matin.

 

Peut-être fallait-il montrer ce rien.

 

Par arille - Publié dans : culture et confiture
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Samedi 20 juin 2009

Je m’attendais à être déçue. Je le suis souvent quand je m’enthousiasme, mais pas toujours. J’étais tombée par hasard sur une interview d’Agnès Desarthe ; une voix claire et des propos d’une grande intelligence, voilà tout d’abord ce que j’ai perçu. Elle disait que d’après elle, la plupart des gens ne comprenait rien au monde. C’est aussi ce que je pense, y compris pour moi. Elle disait qu’elle écrivait pour comprendre. C’est ainsi qu’elle avait entamé l’écriture du remplaçant.

 

Agnès Desarthe voulait tout d’abord écrire sur un héros de la résistance, mais le personnage qui s’est imposé et qui a finalement remplacé le héros, c’est son grand-père, le remplaçant. Ou plutôt son faux grand-père, doublement remplaçant donc.

 

Et c’est un merveilleux portrait. Le portrait d’un conteur juif qui invente ses mots. Après la mort de sa femme, le grand-père s’encanaille et sort le soir avec des amis chics et élégants. Il invente des stratégies quand il a peur de rentrer le soir, seul, du parking : il crie à chaque étage « Alors, les gars, vous venez ? »

 

On imagine combien ce grand-père noceur, dilapideur et raconteur d’histoires pouvait être fascinant pour une fillette et horripilant pour les femmes adultes de la famille, lassées de ses excès.

 

Agnès Desarthe a écrit pour le comprendre et c’est un très joli livre sur un homme étonnant qui répondait toujours, quand on demandait « Qu’est-ce qu’on mange ? », « Des clous ».

Par arille - Publié dans : culture et confiture
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